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Les hommes frénétiques

La littérature de science-fiction française de l’entre-deux-guerres recèle plein d’ouvrages curieux comme « La guerre des mouches » de Jacques Spitz, ou comme Quinzinzinzili de Régis Messac. Mais un des plus curieux est ce délirant récit d’une incroyable guerre mondiale, Les hommes frénétiques, d’Ernest Pérochon.

Car l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère : comme beaucoup de ceux qui avaient vécu les horreurs de la première Guerre mondiale, Pérochon extrapole les progrès techniques à la guerre suivante. Mais ce ne sont pas simplement des avions plus gros et des bombes plus puissantes, que l’auteur imagine. Les physiciens mettent au point des tas d’armes nouvelles, toutes plus extravagantes les unes que les autres, afin d’augmenter le rendement des massacres, et leurs efforts culminent avec les féériques, des phénomènes mal décrits (l’auteur ne cherche pas à jouer les savants) mais spectaculaires, que les techniciens des deux camps lancent dans les régions adverses, et qui transforment les hommes en divers monstres. « Des maux inouïs, follement variés, s’abattirent sur l’humanité. ». À ne pas lire le soir, les cauchemars sont garantis.

Pérochon, qui n’a écrit que ce seul livre de science-fiction, n’apprécie pas la science dont la guerre précédente a bien montré l’absence de scrupules et la volonté sans faille à servir les armées. Les scientifiques de son livre sont tous des fous dangereux… ou des naïfs encore plus dangereux. Article de Stéphane Bortzmayer sur bortzmayer.org

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